| Journée d’Etude "Vente de proximité des produits bio" |
… pour de nouvelles dynamiques des territoires »Vendredi 13 janvier 2006 au Conseil Régional de Basse-Normandie
En préambule de cette Journée d’Etude, Monsieur Jean-Karl DESCHAMPS, Vice Président du Conseil Régional Basse-Normandie a rappelé la volonté de la Région de contribuer au renforcement de la filière biologique. Ensuite Monsieur Jean-François MOULIN, Président d’Inter Bio Normandie, a présenté l’association, ses missions, ses objectifs, ainsi que les tenants et aboutissants de la Journée d’Etudes, destinée aux acteurs de la bio et aux élus.
- La boutique paysanne (exemple de Brin d’Herbe près de Rennes) par Pierre-Yves GOVIN, gérant - L’organisation commerciale d’agriculteurs autour d’une production (SARL Les Fermes Bio d’Isigny) par Benoît LACROIX, producteur - Le dépôt vente en magasin rural et la vente ambulante en zone rurale (études sur les territoires des Parcs naturels régionaux de Basse-Normandie) par Alain CHEVALIER et Nathalie DENIS (stagiaires), Camille HENRY, chargée de mission au Parc naturel régional du Perche et Guillemette COGNET, chargée de mission au Parc naturel régional Normandie Maine, - La vente à domicile (étude de l’IUT Techniques de Commercialisation de Caen) par Jean-Pierre PICQUENOT, directeur du GRAB Basse-Normandie. Les résumés de ces présentations sont disponibles sur simple demande.
Atelier n°1 : Comment développer des commerces, des points de vente de produits bio ?Des témoignages ont agrémenté cet atelier : Pierre-Yves GOVIN, gérant de Brin d’Herbe, Bernard LE GAC, gérant du Comptoir de la Bio (réseau Biocoop) à Avranches, Delphine DEGUETTE, gérante de l’épicerie du Square à Saint Lô, Hubert ANGOT, point de vente à la ferme à St Sauveur le Vicomte. Principale question soulevée lors du débat : quelle est la réglementation à respecter pour les revendeurs ? Principaux constats avancés : il faut une gamme large de produits : du local de préférence, puis élargir en cercles - la certification pose question (manque d’information, problème de coût) - on touche de nouveaux consommateurs qui ont découvert le bio et qui reviennent - le manque d’information sur la bio. Principaux problèmes : la logistique est un frein – le manque d’interlocuteurs pour l’approvisionnement (nécessité d’une plate-forme ?) – l’investissement en matériel (mais cela se gère avec du matériel d’occasion) – l’investissement pour le local (taille, lieux, praticité pour les consommateurs). Principales propositions : essaimer plutôt que d’agrandir l’existant (mailler le territoire) - ne pas se cantonner aux zones urbaines - continuer à communiquer sur la bio (pédagogie et ludique) - continuer à faire se rencontrer tous les acteurs de la filière - aider à l’accompagnement de projets : aides politiques et aides du réseau bio. Atelier n°2 : Quelle politique territoriale pour valoriser les produits bio ?Témoignages : Jean-Karl DESCHAMPS, Vice Président du Conseil Régional Basse-Normandie, pour les implications de la Région Basse-Normandie, Sonia LAFAY, Conseillère Régionale et Adjointe à la ville de Flers, pour la restauration collective bio sur la ville de Flers, Alain DELANGLE pour des expériences hors région, Louisa DUFRESNE-REBUFFAT pour des expériences européennes dont l’Autriche. Ont été traités 3 thèmes principaux : la restauration collective - les rapports entre modes de production et commercialisation - les politiques territoriales et l’agriculture bio (Etat/région/Parc/commune). Principaux constats avancés : difficultés de changer les modes de distribution qui sont corrélés aux modes de production, eux-mêmes liés fortement aux politiques européennes (PAC) - des marges de manœuvre à trouver pour les Régions qui vont permettre la mise en place de politiques de soutien au Bio – le développement des circuits courts en phase avec la nécessité de coûts évités (coût du transport/bilan énergétique) – le Bio « va dans le sens de l’histoire » (cohérence en matière de politique énergétique et politique de la santé) – la place motrice de l’Etat dans le soutien au Bio et circuits courts au regard de l’exemple Autrichien (loi obligeant à 30% de repas bio dans les cantines collectives) – la nécessité de cohérence entre les différentes politiques des collectivités territoriales (quid des rapports entre Parc et Pays / entre CR et CG). Principaux problèmes : en restauration collective il faut convaincre les cuisiniers et fidéliser par l’action pédagogique à organiser - problème de l’échelle, de la capacité de réponse de l’offre bio en région par apport à la demande (adéquation entre réponses locales et régionales, entre producteurs et distributeurs) - problème de la communication en direction du consommateur. Principales propositions : peser sur les politiques nationales et européennes - agir sur la consommation que la Région maîtrise, ce qui implique une structuration de la filière - agir sur une consommation que l’on peut stimuler - soutenir les filières courtes – l’articulation des politiques de développement du Bio entre les Parc et les Pays - un soutien politique à la mise en synergie entre les outils industriels existants et les producteurs existants - organiser un voyage d’étude en Autriche pour étudier le maillage territorial et le développement de la Bio. Atelier n°3 : Comment des opérateurs locaux peuvent s’organiser autour d’un produit ?Témoignages : SARL Les Fermes Bio d’Isigny (transformation laitière), Sophie TRAVERS et Jérôme BRERAT, gérants de Bio Avenir (transformation de viande) à Valognes, Jean-François MOULIN, gérant de La Falue (boulangerie) à Caen, la Minoterie Poirier à Martigny, « Aux légumes du moulin » (maraîchage) à Coulvain. Principale question soulevée lors du débat : comment gérer les économies d’échelle (une seule production coûte chère en transport et en certification) ? Principaux constats avancés : le savoir-faire, chaque produit correspond à un métier il est donc difficile de multiplier les productions - chaque produit correspond à une réglementation donc une multitude de productions entraîne un coût réglementaire - il manque des producteurs et des transformateurs dans certaines filières (viande, légume) - le regroupement autour de plusieurs produits s’appelle la distribution. Principaux problèmes : les consommateurs demandent un regroupement de l’offre sur un même lieu - les coûts de certification sont les mêmes pour un gros transformateur ou un petit - les consommateurs sont peu réceptifs aux différentes communications sur les produits bio. La communication qui fonctionne bien est la communication par les producteurs. Pour la mise en place d’une plateforme ou d’un autre mode de regroupement, il ne faut pas éloigner le producteur du consommateur. Principales propositions : la création d’une plateforme de distribution de produits bio sur le territoire - une communication individuelle mais aussi collective - l’éducation des consommateurs - des installations en transformation, par exemple légume et viande.
L’information sur cet événement a été bien relayée dans la presse écrite et à la télévision (interview plateau de Jean-François MOULIN sur France 3). Suite à cela, des contacts ont été pris avec Inter Bio Normandie par un grossiste du Pays d’Auge et une épicerie du Nord de la Manche pour proposer une gamme de produits bio à leurs clients.
Alors développez des points de vente… »
Contact : Cathy PICHON – Tél. : 02 31 47 22 25 |

